Le 25 septembre 2026, l’UNESCO a accueilli le Pape Léon XIV pour une journée de réflexion consacrée aux défis contemporains : intelligence artificielle, intégrité de l’information, éducation et création artistique à l’ère du numérique.

Paris, 25 septembre 2026. — C’est une visite historique. Pour la première fois depuis Jean-Paul II en 1980, un souverain pontife a franchi les portes du siège de l’UNESCO à Paris. Le Pape Léon XIV, invité par la Directrice générale de l’Organisation, Khaled El-Enany, a consacré sa visite aux enjeux cruciaux du monde numérique [citation:1][citation:4].

La matinée a été marquée par le Forum de l’UNESCO pour la jeunesse à l’ère numérique, réunissant jeunes, artistes, intellectuels et chercheurs autour de la réflexion ouverte par l’encyclique du Pape sur l’intelligence artificielle [citation:1]. L’arrivée du Saint-Père à l’UNESCO était prévue à 15h00, suivie d’un entretien bilatéral avec la Directrice générale, d’une visite du Square de la Tolérance et de l’exposition d’art de l’Organisation [citation:1].

PANGÉE ONG était présente à l’UNESCO le 25 septembre 2026 pour accueillir le Pape Léon XIV.

Lors de la cérémonie officielle, le Pape Léon XIV a prononcé un discours devant un parterre de représentants des jeunes générations, de ministres, de délégués, de figures culturelles et artistiques, et de présidents d’universités [citation:1]. Un moment symbolique a marqué cette visite : l’arrosage conjoint de l’Olivier de la Paix, situé au cœur du Square de la Tolérance, par le Pape et la Directrice générale, geste symbolisant l’effort continu nécessaire pour que la paix prenne racine [citation:17].

Dans son allocution, le Pape a rappelé avec force que « la communication est devenue beaucoup plus rapide, mais pas nécessairement plus véridique. L’information est abondante, mais elle n’est pas synonyme de sagesse. Sans un fondement éthique commun, les nombreux canaux de communication risquent de multiplier les fausses informations et de donner cours à des mots vides de sens, entravant ainsi le dialogue au lieu de le favoriser » [citation:6][citation:17].

Le Saint-Père a ensuite formulé une interrogation fondamentale : « Qu’est-ce que cela signifie d’être humain ? » Pour lui, cette question est au « cœur de toute forme de savoir, de tout art et de toute religion » [citation:2]. Il a souligné que « la personne humaine est un être conçu et né », et que « notre humanité est un don et une épreuve, une promesse et une responsabilité » [citation:2].

Abordant la question de l’intelligence artificielle, le Pape a averti : « L’intelligence artificielle amplifie ce problème. Bien que ces systèmes puissent établir des corrélations entre les données, ils ne peuvent répondre aux questions qui concernent le sens de la vie humaine, lequel trouve ses racines dans l’expérience vécue. Or, les êtres humains ne peuvent vivre sans sens. Le sens est l’oxygène de l’esprit » [citation:6][citation:8]. Il a également mis en garde contre la tentation de réduire la vie humaine à une marchandise : « La vie n’est plus comprise comme un don, ni considérée comme un appel à la bienveillance et à la responsabilité, mais plutôt comme une marchandise, et un produit à exploiter » [citation:2].

Le Pape a aussi évoqué la guerre comme « la plus terrible des œuvres humaines », dans laquelle « la science elle-même est mise au service d’une volonté inhumaine de détruire et de tuer » [citation:2][citation:20]. Citant le préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO, il a rappelé : « Que, les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » [citation:2].

Enfin, le Pape a appelé la communauté internationale à protéger les enfants et les jeunes à l’ère numérique : « Leur vulnérabilité ne doit jamais devenir une occasion d’exploitation. Puissent ces technologies soutenir leur croissance, leur éducation et leurs relations, en préservant leur liberté de penser et de discerner, et en restant toujours au service de la dignité de la personne humaine » [citation:6][citation:17].

Galerie

Nathalie KESLER, fondatrice de PANGÉE – ONG Ingénierie de Paix

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