Elle rassemble dans un mouvement civique mondial tous les hommes et toutes les femmes de notre temps qui se mobilisent pour amener les dirigeants de leurs pays à signer une nouvelle Charte des Nations Unies, celle qui va donner naissance à la Fédération Mondiale des Nations.

Vers l’unité politique de la planète

 

La Fédération Mondiale des Nations a vocation à remplacer l’actuelle Organisation des Nations Unies, totalement dépassée aujourd’hui devant les défis que l’humanité doit affronter maintenant au niveau planétaire.

Clé de voûte de l’organisation politique de la planète, la Fédération Mondiale des Nations Unies est éminemment respectueuse des États. Elle entend seulement apporter à la Communauté mondiale les trois composantes institutionnelles qui lui font cruellement défaut aujourd’hui pour assurer le développement solidaire des nations dans un environnement planétaire respecté : des Règles qui s’imposent à tous, une Autorité mondiale qui veille au respect des règles et qui œuvre au bien commun de l’humanité, une Représentation démocratique de la population mondiale qui édicte les Règles, et qui mandate et contrôle l’Autorité mondiale.

Pacifique, mais résolue, La Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète est en route… N’hésitez pas à la rejoindre, que ce soit comme simple sympathisant ou comme militant actif, et visitez son site, édité en français et en anglais :

www.worldcitizensmarch.org

 Le Comité pour la Marche des Citoyens du Monde est membre de l’ASCOP

 » Pour une nouvelle Charte des Nations Unies  » par Olivier d’ARGENLIEU,

La Marche vers l’unité politique de la planète

L’organisation politique de la planète repose actuellement sur 197 Etats-nations qui se déclarent tous souverains et indépendants, disposant seulement d’un  » club de concertation  » sans réel pouvoir et sans moyens propres, l’ONU de 1945. Cet état des choses ne permet pas à la communauté mondiale, qui est devenue aujourd’hui une réalité, de faire face efficacement aux défis planétaires de notre époque : la préservation de l’environnement et de la biodiversité, la neutralisation des conflits régionaux et la réduction des armements, la régulation des échanges commerciaux au niveau mondial, la réduction des inégalités structurelles entre les différentes régions du globe et la maîtrise des migrations massives de populations, le respect des droits humains fondamentaux et la lutte active contre les pandémies. .

Ayant conscience de cette situation, La Marche des Citoyen du Monde vers l’unité politique de la planète rassemble dans un mouvement civique mondial tous les hommes et toutes les femmes de notre temps qui sont résolus à amener les représentants de leur pays à signer une Nouvelle Charte des Nations Unies, celle qui donnera naissance à la Fédération Mondiale des Nations, seule capable de doter la communauté mondiale des trois composantes sans lesquelles aucune communauté humaine ne peut survivre et se développer sainement :

  • . des Règles observées par tous,
  • . une Autorité qui veille au respect des Règles et oeuvre au bien commun,
  • . une Représentation élue de la population qui édicte elle-même les Règles, et qui mandate et contrôle l’Autorité exécutive. C’est la Démocratie !

Tous les habitants de la planète qui ont pris conscience leur qualité et de de leur responsabilité de citoyen du monde sont donc invités à rejoindre dès aujourd’hui La Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète.

Powerpoint :

Voulez-vous faire quelques pas avec nous ?

Le premier pas : Partager notre regard sur l’organisation politique actuelle de la planète. L’organisation politique actuelle de la planète repose sur 197 Etats-nations qui se déclarent tous Souverains et indépendants avec un  » Club de concertation  » : l’ONU de 1945 et des Traités internationaux. Ce dispositif n’est plus adapté au monde contemporain. Car les progrès incessants de la technologie ont eu deux effets majeurs :

– L’abolition des distances à la surface de la terre

– L’instantanéité des communications à travers la planète

Et une conséquence immédiate : La mondialisation de l’économie qui déstabilise les économies locales, et met fin à des équilibres parfois ancestraux faisant perdre leur pouvoir aux gouvernements des Etats et leurs repères aux individus… en même temps parfois que leur emploi.

Ce qui incite au repli sur soi à tous les niveaux : Individuel, local, national, et ouvre un boulevard aux Populistes et démagogues en tous genres !

Seuls les opérateurs transnationaux qui se jouent des frontières des Etats y retrouvent leur compte !

En définitive : la  » Communauté internationale  » est impuissante pour maîtriser ce phénomène tant et si bien que La planète reste le champ clos des rivalités entre les nations ( Boutros-Boutros Ghali )

Voulez-vous faire un deuxième pas avec nous ?

Le deuxième pas : Une prise de conscience

Un fait : L’espace dans lequel se joue le  » vivre ensemble  » s’est constamment élargi au fil des temps, Il s’élargit maintenant à la planète entière. La Communauté Mondiale est devenue une réalité confrontée à 5 défis plantaires majeurs :

– 1 – La préservation de l’environnement, le réchauffement climatique et la biodiversité

– 2 – La résolution des conflits régionaux, la prolifération des Armements et le terrorisme généralisé

– 3 – La régulation des échanges commerciaux et la réduction des inégalités structurelles

– 4 – La faim dans le monde, les pandémies et les migrations massives de populations

– 5 – Le respect des droits humains fondamentaux, reconnus universellement

Confrontée à ces 5 défis : La Communauté mondiale n’est pas dotée des Institutions qui lui permettent d’y faire face efficacement.

Peut-elle s’en doter ? C’est le temps du troisième pas

Le troisième pas : Méditer un enseignement de l’histoire

un enseignement de l’histoire : Aucune communauté humaine ne peut survivre et se développer sainement si elle n’est pas dotée de trois composantes essentielles: des REGLES observées par tous, une AUTORITE qui veille au respect des règles, et qui œuvre au bien commun, une REPRESENTATION de la population, qui dans le meilleur des cas édicte elle même les règles, et mandate et contrôle l’Autorité.

C’est alors la Démocratie ! Pouvons-nous doter la Communauté mondiale de ces trois composantes ? Oui !

C’est le temps du quatrième pas

La solution existe : C’est le Fédéralisme qui concilie opportunément la primauté de l’intérêt général et l’équilibre des pouvoirs internes grâce au principe de subsidiarité avec le fédéralisme

Il ne s’agit pas de supprimer les Etats nationaux, mais de les fédérer au niveau mondial

Pouvons-nous aujourd’hui fédérer les nations au niveau mondial ?

C’est le temps du cinquième pas… le plus difficile !

Un obstacle majeur : Nos esprits, nos mentalités, sont éduqués, formatés même, à L’Etat-nation

l’obstacle majeur : Nous sommes incapables d’envisager l’existence sur la scène politique mondiale d’un acteur autre que le groupe des 197 Etats-nations.

Faut-il abandonner ? Non !

Il suffit de faire ensemble le sixième pas

Le sixième pas : La voie choisie = Rassembler dans un mouvement civique mondial tous ceux qui sont résolus à amener les représentants de leur pays à signer une  » Nouvelle Charte des Nations unies « , pour donnera naissance à la  » Fédération mondiale des nations « 

La voie choisie C’est la Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète plus nous serons nombreux à y prendre part, La démocratie mondiale ! Y aura-t-il un septième pas ? oui !

Rappelez-vous :  » Au 7ème tour le 7ème jour les murailles tombèrent !  » Victor Hugo :  » Jéricho « 

Vers l’unité politique de la planète !

Avertissement

Quatre ans après avoir réanimé la marche des citoyens du monde vers l’unité politique de la planète, nous avons éprouvé le besoin de reformuler les termes de cette initiative.

Cette plaquette a été rédigée pour interpeller le lecteur.

A-t-il conscience des changements institutionnels qui s’im- posent aujourd’hui à notre société, devenue mondiale ?

Sait-il que ces changements sont beaucoup plus aisés à réa- liser qu’il n’y parait au premier regard ?

A vrai dire, cela ne dépend plus que de lui… et de quelques millions d’autres habitants de la terre, hommes et femmes résolus.

Ainsi, l’heure est-elle venue pour tous les citoyens du monde de se mettre en marche vers l’unité politique de la planète !

Une planète et 197 Etats-nations

L’organisation politique actuelle de la planète repose sur 197 Etats-nations, qui se déclarent tous souverains et indépendants.

Certains de ces Etats ont une longue histoire, d’autres sont de création plus récente, issus pour beaucoup d’une guerre d’indépendance ou d’un processus de décolonisation. Certains, pour des raisons diverses, sont dotés de frontières très artificielles, au point qu’une partie de leur population revendique de constituer elle -même un Etat-nation.

D’une manière générale, ces 197 Etats sont toujours dis- posés à négocier et à signer des conventions ou des traités internationaux, mais ils ne les respectent que si leurs intérêts ne sont pas vraiment menacés.

193 d’entre eux sont aujourd’hui membres d’un  » club « , l’Organisation des Nations unies, l’ONU, créée en1945 après le cataclysme de deux guerres mondiales successives, pour garantir la paix et faciliter la coopération entre les nations.

Ainsi va le Monde, qui ne reconnait aujourd’hui d’autres acteurs institutionnels que les 197 Etats-nations qui constituent aujourd’hui le patchwork politique de notre planète.

Cette situation n’est sans doute pas définitive, mais pour l’heure elle s’impose. Elle est l’héritage de l’histoire de l’humanité.

Un long cheminement de l’humanité

Depuis toujours, l’être humain a éprouvé le besoin de vivre en communauté, des communautés de plus en plus larges au fil des temps : la cellule familiale, le clan, la tribu, l’ethnie, la nation. En même temps, et parce qu’il a en lui les gènes d’un mammifère carnivore, l’homme n’a cessé de s’opposer aux autres, pour survivre lui-même ou pour les dominer. C’est le  » vivre ensemble  » au sein de sa communauté qui lui a permis d’y réussir.

Mais l’histoire de l’humanité nous a appris que seules ont réussi à survivre et à se développer de manière pérenne les communautés humaines qui sont dotées de trois composantes institutionnelles, essentielles pour assurer leur survie et leur développement :

-Des Règles observées par tous ;

– Une Autorité qui veille au respect des règles et qui œuvre au bien commun.

– Une Représentation de la population qui, dans le meilleur des cas, édicte elle-même les règles, mandate et contrôle l’Autorité : c’est alors la Démocratie !

Au fil des siècles et des millénaires, beaucoup de royaumes et d’empires se sont ainsi succédé à la surface de la terre, les uns absorbant les autres, ou n’hésitant pas à les détruire si nécessaire.

Vers le milieu du deuxième millénaire de notre ère, les pays européens se sont assurés avec les  » grandes découvertes  » une suprématie quasi mondiale. Forts de leur supériorité technique ils ont réussi à coloniser la plupart des pays du monde, à l’exception notable de la Chine et du Japon…

Toutefois, ces mêmes pays d’Europe n’ont jamais réussi à s’entendre pour former une seule nation, et encore moins à voir l’un d’entre eux imposer sa suprématie aux autres, malgré les tentatives multiples et répétées des uns et des autres… C’est ce qui a conduit finalement aux deux guerres mondiales successives du XXème siècle, avec le résultat que l’on sait : près de 60 millions de morts civils et militaires.

De quoi donner à réfléchir aux responsables des nations, et certains ne s’en sont pas privés. Les plus lucides d’entre eux en ont conclu à la nécessité de doter dorénavant la communauté internationale d’une instance de concertation et de coopération entre les Etats, pour assurer la paix et la sécurité partout sur la terre. Telle est l’origine de l’ONU de 1945 qui, pas plus que la  » Société des Nations  » de 1918, n’a jamais réussi à empêcher ou à neutraliser les conflits entre nations… Car l’ONU n’a en réalité ni réel pouvoir ni moyens propres pour agir, même si elle dispose de nombreuses agences vouées principalement à des tâches humanitaires.

La cause de la paix et du développement concerté des peuples est-elle donc sans espoir ?

L’aube d’une ère nouvelle

En ce début du 3ème millénaire, l’humanité vit un tour- nant majeur de son histoire. Ce n’est pas la volonté des peuples, et encore moins celle des leaders politiques des nations, qui en est la cause, c’est l’évolution des sciences et de la technologie. En quelques décennies l’abolition des distances entre les hommes et l’instantanéité des communications à travers la planète sont devenues une réalité.

Cette évolution est irréversible et ses conséquences sont implacables : déstabilisation des économies locales, migrations massives de populations, révoltes individuelles et collectives contre la disparité des niveaux de vie à travers la planète qui devient insoutenable et est à l’origine de nombreux conflits régionaux ou ethniques, les équilibres ancestraux se trouvant rompus.

Face à cette évolution, les gouvernements des 197 pays de la planète, comme ceux des 20 pays les plus développés, ne semblent guère disposés à faire front commun pour maitriser ensemble le phénomène. Stimulés par l’égoïsme naturel des nations, ils s’emploient plutôt à tirer chacun leur épingle du jeu, voire à profiter de la situation pour pousser leur avantage :  » Mon pays d’abord ! « .*

Chacun d’entre nous, au contraire, devrait réaliser que le périmètre dans lequel se joue maintenant le destin de l’humanité a changé de dimension : la Communauté Mondiale est devenue une réalité ! Mais elle n’est pas encore dotée des trois composantes institutionnelles qui sont indispensables pour assurer sa survie et son déve- loppement harmonieux. D’autant plus qu’elle est aux prises avec cinq défis majeurs.

* Pour une analyse plus fine, lire le texte de Michel Phelippeau  » Mutations technologiques et responsabilité des politiques  » qui figure en page Documentation sur le site de la Marche des Citoyens du Monde.

Cinq défis majeurs pour notre temps

Le premier défi à caractère planétaire, auquel nous sommes tous déjà sensibles, c’est bien entendu le réchauffement climatique. Mais il n’est que partie d’un défi beaucoup plus vaste, celui de la préservation de notre environnement planétaire. A l’heure où la population humaine ne cesse de croître, et ne saurait au mieux se stabiliser qu’autour de 10 milliards d’êtres humains vers 2050, la relation de l’espèce humaine à son environnement terrestre, aérien, océanique, végétal et animal, devient un enjeu crucial pour la survie de l’humanité et de la planète elle-même. S’y ajoute la nécessité d’une gestion fine des ressources énergétiques fossiles, et la disparition en certains points de la planète des biens de première nécessité comme l’eau potable.

Le second défi à caractère planétaire, c’est évidemment la persistance des conflits armés régionaux et leurs dérivés multiples, terrorisme inclus, que ces conflits soient d’origine économique, ethnique, ou religieuse. Ceux qui se croyaient en sécurité derrière leurs frontières ou qui tentent de se barricader derrière elles, se sentent mainte- nant menacés… La prolifération des armes classiques et celles de destruction massive, nucléaires inclues, ne font évidemment qu’accentuer le phénomène.

Le troisième défi planétaire auquel chacun d’entre nous est maintenant sensible, c’est la mondialisation de l’économie, avec les conséquences qu’elle génère dans des économies locales jusque là protégées. D’autant plus qu’elle a tendance à appauvrir les plus pauvres et à ne profiter qu’aux plus riches.

Le quatrième défi planétaire auquel nous sommes confrontés, c’est précisément l’insoutenable disparité des niveaux de vie à travers la planète. Ce qui ne se voyait pas, ou qui se voyait peu du fait des distances séparant les hommes, devient un scandale pour qui professe tant soit peu la solidarité sinon la fraternité entre les hommes. Les cortèges de migrants qui fuient la misère de leur pays au risque de leur vie en est la manifestation la plus spectaculaire.

Le cinquième défi planétaire que la communauté humaine doit de toute évidence relever, c’est celui de la santé publique. Il y va de la préservation même de l’espèce humaine. Protection contre les pandémies bien sûr, comme nous nous évertuons déjà à le faire, mais aussi veille alimentaire et vigilance à l’égard de toutes les dérives possibles dans l’aventure de la recherche scientifique et des expérimentations biologiques.

Confrontée à ces cinq défis, où en est aujourd’hui l’humanité ?

L’impuissance de la communauté internationale

Les médias et les responsables politiques aiment à parler de  » la communauté internationale  » comme s’il s’agissait d’une personne morale ayant la possibilité d’intervenir efficacement et de modifier le cours des choses sur la planète. Il n’en est rien, car la  » communauté internationale  » n’existe pas en tant que communauté organisée, et le  » concert des nations  » actuel fait clairement la démonstration de son impuissance face aux cinq défis planétaires de notre temps.

Jour après jour, chaque Etat, chaque  » Puissance « , petite ou grande, cherche à se développer, ou à élargir sa sphère d’influence, comme si rien n’avait changé dans la règle du jeu des relations internationales depuis des siècles.

Les diplomates s’emploient à négocier, les militaires à intervenir si nécessaire : les budgets de la Défense des grandes puissances ne cessent d’augmenter, et les ventes d’armes prospèrent sur tous les continents…

Quand un accord général finit par parvenir, comme ce fût le cas en 2015, au terme de très longues et laborieuses négociations, sur un sujet aussi brûlant que celui du réchauffement climatique – l’Accord de Paris dans le cadre de la COP 21, après l’échec cuisant de la réunion de Copenhague quatre ans plus tôt – on le célèbre comme un évènement mondial majeur, alors que ses objectifs sont notoirement insuffisants, et que ce même accord a été dénoncé moins de 2 ans plus tard par un des principaux pays pollueurs de la planète.

Il est inutile de revenir sur l’impuissance de l’ONU face aux conflits régionaux : ses  » résolutions  » ne sont généralement que des vœux pieux, si du moins elles n’ont pas fait l’objet d’un véto de la part d’une des cinq grandes puissances qui ont été les vainqueurs de la seconde guerre mondiale en 1945.

Pire encore, nous vivons dans  » l’illusion démocratique  » : mis à part quelques pays qui revendiquent ouvertement être des dictatures – qu’il s’agisse de la dictature d’un in- dividu, d’un clan, ou d’un parti – il est de bon ton pour tous les Etats, quel que soit leur régime, de se réclamer de la démocratie. Mais ce n’est trop souvent qu’une fiction ou une illusion soigneusement entretenue. Car même après des élections libres ou censées l’être, c’est souvent le pouvoir personnel qui s’instaure, avec le recours à un  » homme providentiel  » soutenu par la corruption et la manipulation de l’opinion publique, au mépris des droits humains fondamentaux.

La cause profonde de cette situation, c’est sans doute la myopie des élites et le cynisme des nantis. L’accusation est grave, mais elle doit être portée : nos élites intellectuelles, médiatiques et politiques sont victimes d’une étonnante myopie. Celle-ci a un nom : le court-termisme.

Alors que de nombreux experts et chercheurs crédibles s’efforcent d’attirer notre attention sur les conséquences à moyen et long terme de nos comportements, aucun de ceux qui sont en charge de peser sur nos choix et sur nos décisions collectives n’y prête guère l’oreille.

Tel professeur de sciences politiques éminent enseigne à ses élèves les subtilités de  » l’art politique  » et du jeu des relations internationales, mais sans jamais évoquer la perspective d’une évolution du système politique mon- dial dans lequel nous évoluons.

Tel auteur de très bonne réputation publie des livres qui tendent tous à démontrer qu’aucune évolution des relations internationales n’est à envisager pour l’instant, car les relations internationales sont faites depuis toujours de rivalité et d’affrontement entre les nations, aujourd’hui plus que jamais.

Les médias, quant à eux, et quel que soit leur statut ou leur mode d’expression, s’en tiennent le plus souvent à commenter l’actualité immédiate, se sachant concurrencés par les réseaux sociaux…

Et qu’en est-il des politiques ? Formés, formatés même, à la compétition pour accéder au pouvoir et exercer les responsabilités publiques au sein de leur pays, ils ne peuvent échapper aux contraintes du système politique dans le- quel ils évoluent, c’est-à-dire à l’obligation d’obtenir des résultats à court terme pour répondre aux attentes de leurs électeurs. Le rythme souvent très court de leur réélection ne fait évidemment qu’accentuer le phénomène.

Pendant ce temps, une catégorie d’êtres humains n’est pas trop à plaindre : ceux qui savent utiliser le  » désordre de la planète  » au mieux de leurs intérêts personnels et privés. Ceux- là savent très bien comment jouer des frontières des Etats pour optimiser leurs opérations financières. Ils peuvent se permettre d’investir ou désinvestir ici ou là, car après tout ils n’ont de comptes à rendre à personne, sinon à eux-mêmes pour la pertinence de leurs choix. Ils respectent les règles du jeu, et ils sont donc libres d’agir à leur guise, car ils ne sont pas en charge du des- tin de l’humanité… Seraient-ils tentés d’être cyniques ? Peut-être un peu.

La Marche vers l’unité

Elle a commencé il y a fort longtemps, à vrai dire dès l’antiquité. Aristote lui-même se déclarait citoyen du monde, mais l’horizon de son univers ne dépassait pas les pourtours de la méditerranée.

C’est vers la fin du XIXème siècle, avec l’ère industrielle et le développement accéléré des communications terrestres et maritimes, que la pensée mondialiste a vrai- ment émergé, par opposition à un nationalisme étroit et à un patriotisme exacerbé.

C’est surtout après la première et la seconde guerre mon- diale que les chefs d’Etats et de gouvernement les plus lucides ont commencé à se prononcer en faveur d’une institution supranationale : le Président Wilson dès 1918, mais aussi Winston Churchill, Jawaharlal Nehru, Léopold Sédar Senghor et bien d’autres. Ils ont été confortés dans leur intuition par des personnalités des milieux intellectuels et scientifiques aussi éminentes que le mahatma Gandhi ou Albert Einstein. C’est ainsi que les premiers pas vers l’unité politique de la planète ont pu être faits avec la création de la SDN en 1918 et celle de l’ONU en 1945.

Au même moment, dans l’opinion publique s’imposait l’idée que le maintien de la paix ne pouvait être réalisé que par la disparition des frontières et l’institution d’un gouvernement mondial. En 1947 un ancien résistant français, Robert Sarazac, fonde le  » Centre de recherches et d’expression mondialiste  » et le  » Front Humain des Citoyens du Monde « . Simultanément, un ancien pilote de bombardier de l’armée américaine, Garry Davis, renonce publiquement à la nationalité américaine et se déclare  » Citoyen du Monde  » puis, profitant de la tenue à Paris, de l’Assemblée générale des Nations unies, il se livre à diverses manifestations qui sont abondamment relayées par la presse et de nombreux intellectuels et écrivains. La plus spectaculaire et la plus médiatisée est d’avoir perturbé la séance de l’assemblée générale de l’ONU le 19 novembre 1948 en déclarant :  » Au nom des peuples du monde qui ne sont pas représentés ici, je vous interromps « , début d’un texte rédigé par Albert Camus qui se termine par cet avertissement :  » J’en appelle à vous pour que vous convoquiez immédiatement une Assemblée Constituante Mondiale… Si vous manquez à cette tâche, écartez-vous, une Assemblée des Peuples surgira des masses mondiales pour bâtir ce gouvernement « . En 1949 on dé- nombrait 400 000  » Citoyens du Monde  » militants dans 76 pays !

Mais les temps n’étaient pas mûrs, et le cours de l’histoire a repris très vite son cheminement habituel, marqué par la  » guerre froide  » et la rivalité entre l’Union soviétique et les Etats-Unis, avant l’émergence de la Chine et des pays en développement sur la scène internationale. Un Appel de treize personnalités de réputation mondiale en 1966, et plus récemment un  » Manifeste pour la démocra- tie mondiale  » publié par des personnalités renommées n’y ont rien changé.

Dès lors, tous ceux qui se référaient à la  » citoyenneté mondiale  » ou se déclaraient volontiers  » Citoyens du Monde  » ont eu tendance à se cantonner dans l’aspect culturel et la dimension humaniste et humanitaire de cette expression, oublieux de sa dimension politique, pourtant essentielle. Au point que dans certaines asso- ciations de citoyens du monde on ne trouve plus guère que des archivistes attachés à entretenir la mémoire du bel élan mondialiste de l’après-guerre.

La Marche vers l’unité politique de la planète a repris une allure plus active quand des militants mondialistes français, encouragés par Boutros Boutros-Ghali, l’ancien Secrétaire général des Nations-Unies, mais aussi par le philosophe et sociologue Edgar Morin, et par Stéphane Hessel l’auteur du best- seller  » Indignez-vous ! « , ont décidé en 2013, après la publication du livre d’Oli- vier d’Argenlieu  » Le prodigieux pouvoir des Citoyens du Monde « *, de réanimer la marche vers l’unité politique de la planète.

C’est ainsi que La Marche des Citoyens du Monde est au- jourd’hui  » un mouvement civique mondial qui rassemble à travers la planète tous les hommes et toutes les femmes de notre temps qui sont résolus à amener les représentants de leur pays à signer une nouvelle Charte des Nations unies, celle qui donnera naissance à la Fédération Mondiale des Nations « .

Partie de France, pays des droits de l’homme, en 2014, la Marche des Citoyens du Monde dispose de relais sur tous les continents. Elle a très vite pris position en faveur d’un modèle fédéral pour succéder à l’actuelle Organisation des Nations unies, car le modèle fédéral est le seul à pouvoir doter efficacement la communauté mondiale des trois composantes institutionnelles qui lui font cruellement défaut aujourd’hui. En effet, il concilie judicieusement la nécessaire primauté de l’intérêt général et le principe de subsidiarité qui garantit l’équilibre des pouvoirs entre les différents niveaux de responsabilité au sein de la communauté.

Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas de créer un grand Etat mondial, mais de fédérer des Etats dont beaucoup vivent déjà en suivant un modèle fédéral, respectant les cultures et les spécificités de chaque communauté, et donc la pluralité des peuples. C’est pourquoi les compétences de la Fédération mondiale doivent se limiter strictement aux cinq domaines qui font l’objet d’un défi planétaire.

Cette Institution de type fédéral a-t-elle des chances d’être adopté pour la communauté mondiale ?

La réponse est simple : il appartient maintenant au peuple mondial, dans chacun de nos 197 pays, de se déterminer librement en faveur de son adoption. Pour cela, toutes les énergies, toutes les forces politiques un tant soit peu prospectives sont invitées à se mobiliser.

Quand un nombre suffisant de nos 197 pays, représentant approximativement la moitié de l’humanité, auront pris position en faveur de la Fédération mondiale, celle- ci pourra être mise en place et succéder très opportunément à l’actuelle ONU.

Bien sûr, dans de nombreux pays, et non des moindres, la population va être longtemps réticente à rejoindre la Fédération mondiale. Mais le processus d’adhésion ne manquera pas de s’accélérer rapidement à partir du mo- ment où un nombre significatif de pays auront franchi le pas, car les nations, comme les hommes, ont horreur de rester à la traine…

L’enjeu est considérable et la réussite de ce changement majeur pour l’humanité dépend pour une très grande part de la qualité du message qui est soumis à l’approbation des populations. C’est dire l’importance qu’il faut attacher au contenu et à la formulation de la  » Nouvelle Charte des Nations unies « .

La nouvelle Charte des Nations unies

Comme l’a judicieusement rappelé un très bon connaisseur du sujet, le professeur René WADLOW, la Charte des Nations-Unies de 1945 a été rédigée dans un très court laps de temps par un tout petit groupe d’experts, réunis à Dumbarton Oaks dans la ville de Washington.

Compte tenu de l’impact qu’il va avoir sur l’ensemble de la communauté mondiale, le processus d’élaboration de la nouvelle Charte des Nations unies  » doit être beaucoup plus ouvert, tout en s’inspirant de la même dynamique qu’en 1945. C’est ainsi que le fameux préambule de la première Charte peut être conservé intact :  » Nous, peuples du monde… « .

Mais aujourd’hui il ne s’agit plus d’établir un  » accord de coopération  » entre les gouvernements d’Etats indépendants, mais bel et bien d’instituer un  » accord entre les peuples  » pour donner corps à la démocratie mondiale.

Dès lors, les deux points-clés de la nouvelle Charte des Nations unies sont :

o La répartition des compétences entre la Fédération Mondiale et les Etats-membres.

o Le processus qui permet l’établissement d’une représentation démocratique de l’ensemble de la population mondiale.

Sur ces deux points la Marche des Citoyens du Monde de a déjà engagé une réflexion. Nous en avons rendu compte dans les quatre numéros de la revue annuelle de la Marche, de 2014 à 2017, et nous allons continuer à le faire. Mais le souhait a été clairement exprimé en 2017 que s’associent à cette réflexion tous les chercheurs, universitaires et militants politiques qui souhaitent y prendre part, pour qu’elle bénéficie de leurs compétences et de leurs motivations.

La revue annuelle de la Marche rendra donc compte chaque année de l’avancement de cette réflexion et des réactions qu’elle suscite à travers la planète.

Envoi

C’est à vous, qui avez de 18 à 25 ans, et qui venez d’accéder à la plénitude de vos droits civiques dans la plupart des pays du monde, que cette plaquette est prioritairement destinée.

Elle s’adresse aussi à tous ceux d’entre nous qui, forts de leur expérience et de leur maturité, sont résolus à militer pour l’avènement d’un monde plus solidaire et plus fraternel sur la terre.

Soyez tous des citoyens avertis et responsables de votre pays : vous ne porterez jamais trop le souci de votre communauté nationale !

Mais soyez aussi des Citoyens avertis et responsables de la communauté mondiale, qui est devenue maintenant une réalité. Vous êtes détenteurs de la souveraineté mondiale, ne l’abdiquez pas : rejoignez la Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète !

Ceux qui ont conduit la Marche de 2014 à 2018 vous saluent cordialement. Ils sont prêts à vous passer le relais.

par Olivier d’ARGENLIEU,
Initiateur de La Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète

Profil résumé d’Olivier d’ARGENLIEU

. Né à Paris en 1933, dans une famille vouée au service de l’Etat.

. Ingénieur dans l’industrie électronique, syndicaliste et militant politique.

. Chef d’entreprise dans les métiers de conseil aux dirigeants qui ont des décisions stratégiques à prendre.

. Conscient de l’époque où nous sommes, il publie en 2010 Le prodigieux pouvoir des Citoyens du Monde *, préfacé par Boutros-Boutros Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU.

. Il est depuis 2013 un des principaux animateurs de la Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète.

 

Le projet de  » La Marche des Citoyens du Monde » a été approuvé par l’Assemblée des Citoyens du Monde le 26 janvier 2013.

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